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Être agriculteur malgré un handicap

Exercer son activité d'éleveur bovin alors que l'on est déficient visuel ? Ce défi, Franck Tournier l'a relevé. Rencontre dans le Doubs.


© Le Bimsa - Crédit : Anne Pichot de La Marandais

Franck Tournier, trente ans, marié, père d’une petite fille, est titulaire d’un baccalauréat professionnel de commerce et d’un BTS en analyse et conduite de systèmes d’exploitations agricoles. Il est exploitant à Arc-sous-Cicon, dans le Doubs, à 25 kilomètres au nord de Pontarlier. Franck est Installé en Gaec avec son frère Benoît. Fin 2006, ils font construire un bâtiment d’élevage avec salle de traite. Leur troupeau comporte 70 vaches (400.000 litres de lait par an), autant de génisses et 30 bovins viande. Ils exploitent 165 hectares pour produire le fourrage qui sert à alimenter le bétail.

Franck a un problème de santé : il a les yeux malades depuis qu’il est enfant. Ayant de plus en plus de difficulté à voir de son œil droit, une greffe de cornée devenait nécessaire. Après avoir attendu six mois un don d’organe, il a été opéré en juillet 2005. Depuis, sa vision s’est améliorée. Mais ses yeux restent fragiles et craignent la poussière. De plus, il doit faire extrêmement attention à ne pas subir de choc, "un coup de queue dans l’œil, c’est vite arrivé". C’est pourquoi en plus des lunettes de vue et des lentilles, il porte des lunettes de protection en permanence pour travailler. Même quand il fait chaud et que les montures en plastique le gênent. Il n’y déroge jamais : "Je m’y suis habitué."

Non seulement il travaille dans un environnement poussiéreux et n’est pas à l’abri d’un choc ou d’une infection, ce qui aggraverait son handicap, mais, en plus, il doit assurer la traite tout seul certains matins, son frère vendant des poulets rôtis sur les marchés des environs ces jours-là.

Alors que faire pour être mieux protégé et pouvoir continuer à exercer son métier dans une certaine tranquillité d’esprit ? Pour limiter les risques et mettre en œuvre des solutions efficaces, cet exploitant a été accompagné par plusieurs professionnels de la MSA, et a bénéficié du concours de l’Agefiph. 


Pour prendre connaissance de ce reportage, télécharger le fichier ci-dessous. 
 

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Information sur la publication

(Source : Le Bimsa)

Mis à jour le : 26-05-2009publié le : 10-06-2009

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