"Certaines personnes ont des mains en or, du dynamisme, du talent." Ces biens précieux, alliés à une capacité à créer et à entreprendre, "il ne faut pas les freiner, mais les valoriser", insiste Vincent Sellier, conseiller de l'
Adie (Association pour le droit à l'initiative économique). À Auzances, Vincent Sellier a maintenant fait sa place. Il y a un an, il était presque perçu comme un intrus et il lui a fallu un peu de temps pour se faire accepter, pour "se confondre avec les autres commerçants. Maintenant, je pense faire partie du paysage." Il est présent chaque mardi ici (les autres jours sur différentes places de marché du sud du département, son terrain d'action) dans son agence mobile.
Ayant décidé qu'on ne prêtait pas qu'aux riches, l'
Adie, créée en 1989, a lancé le microcrédit en France. Plutôt concentrée en milieu urbain, l'association a souhaité étendre son activité en zone rurale. Clientèle ciblée : les personnes souhaitant créer, maintenir ou développer une activité génératrice de revenus, sous forme indépendante ou salariée, et ayant un besoin de crédit non couvert par les établissements bancaires traditionnels.
Pour ce faire, l'association passe par une phase d'expérimentation sur trois ans (2007-2009) et sur trois régions (Auvergne, Limousin et Poitou-Charentes), qui répond au nom de Padre (Pilote
Adie de développement rural économique), soutenue notamment par la MSA. Sa méthode : aller au devant des clients potentiels car il n'est pas toujours simple pour eux de se déplacer. D'où l'idée de cette agence mobile en Creuse (une autre circule dans le Cantal)...
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